Anaïs Kaikinger : Portrait de l’Office Manager WeForge La Roche-sur-Yon

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Du Nord à la Vendée : une enfance entre deux horizons
Anaïs Kaikinger est née à Lille, dans le Nord, une ville qu’on ne quitte jamais vraiment, tant elle marque les gens de sa convivialité franche et directe. À 10 ans, sa famille pose ses valises en Vendée. La Roche-sur-Yon devient son terrain de jeu, son ancrage. Puis viennent La Rochelle, Angers, avec les études et toujours plus de rencontres. Mais la Vendée, elle y revient pour de bon.
Dès son plus jeune âge, elle était attiré par l’entrepreneuriat. La mode l’attirait, l’événementiel aussi avec les événements privés en particulier. Une envie diffuse de créer, d’organiser et de rassembler.
Trois mentors, une direction
Trois personnes ont tracé, chacune à leur façon, le chemin qui va mener Anaïs à WeForge.
D’abord, un tuteur en BTS dans le secteur nautique à La Rochelle : directeur commercial proche de la retraite, expérimenté et généreux. « J’ai vu que j’aimais le contact client avec lui. J’ai absorbé ses conseils qui m’ont permis de grandir plus vite. » La transmission senior-junior, le goût du B2B : tout commence là.
Ensuite, Sophia Delestre à l’ESPL, qui lui transmet l’amour de l’événementiel professionnel. Une passion qui ne la quittera plus, elle organise depuis plusieurs années les anniversaires de WeForge qui réunissent l’ensemble de la communauté : forgerons, partenaires & friends.
Et enfin, Maxime Leray, Directeur des Opérations de WeForge, croisé lors de sa recherche d’alternance à Angers. « Il était à sa place. Ça m’a donné envie de vivre les choses comme lui. » Quelqu’un de passionné par son métier, ça inspire.

Le twirling bâton et l’école du collectif
Pendant 15 ans, Anaïs est à 100% dans un club associatif de twirling bâton. Licenciée sportive à 10 ans, coach à 15, membre du bureau à 20, présidente à 25. Une trajectoire qui dit tout de sa façon d’être : elle aime fédérer.
« Ça m’a apporté de belles valeurs humaines et de collectif. »
Gérer le relationnel avec les enfants, les parents, les bénévoles, valoriser le club de l’échelon local jusqu’au national, c’est un apprentissage de terrain ultra formateur.
WeForge La Roche-sur-Yon : revenir là où tout a commencé
Quand Maxime Leray et Simon Gérard (co-fondateur de WeForge) lui présentent leur projet pour la Vendée, un nouvel espace de coworking à La Roche-sur-Yon, il ne lui faut pas longtemps pour se décider. « Leur positivité sur le projet, voir à quel point ils étaient à fond, avec la maison angevine [WeForge Angers Centre] qui tenait la route… Et l’ambition d’ouvrir en Vendée, une région où j’avais grandi. » Un projet ancré dans un territoire qu’elle aime, porté par des gens en qui elle croit… c’est parti !
Aujourd’hui, elle anime la communauté des forgerons yonnais avec un leitmotiv : « Faire que les gens se rencontrent, créer du lien. Il y a forcément des ponts à faire entre les personnes et c’est à moi de les trouver puis on les construit ensemble »
Et les surprises ne manquent pas, parmi les rencontres qui la marquent : Flex Sense, une startup qui fabrique des huîtres connectées, qui permettent de sécuriser les parcs à huîtres. « Je me suis dit ‘wouah !?’ l’innovation n’a pas de limite. Je suis toujours surprise, et c’est très enrichissant. »
Cinq minutes avant la visite : l’adrénaline du premier contact
Anaïs aime créer des connexions. Pas seulement dans les grandes occasions, aussi dans les détails du quotidien. Que ce soit avec un sondage pour connaître les envies des forgerons, avec un tournoi de fléchettes organisé le midi, les Jeux Olympiques regardés ensemble, ou encore un repas thématique improvisé. « Plus je les intègre, plus ils deviennent acteurs de la communauté. »
Cinq minutes avant chaque visite de WeForge, elle ressent encore la même chose : « Une petite adrénaline à chaque nouvelle rencontre. » Après tout ce temps, l’enthousiasme de la première rencontre est intact.
Sa forgeronne “pilier” ? Marielle Trichereau, présente depuis les débuts, depuis cinq ans. « On a une confiance sans faille. La longévité, les anecdotes partagées, la confiance, on grandit ensemble dans un univers qui nous inspire. »

Ce qu’elle croit du réseau et des rencontres
Pour l’Office Manager, un bon réseau ne se construit pas sur des critères de secteur, d’âge ou de profil.
« Je n’ai pas de critères business. Et d’être diversifiés, de baser les choses sur le feeling, l’accroche, c’est ce qui fait toute la différence. L’humain avant le business. »
Et les rencontres dans un parcours professionnel ? « Peu importe ta personnalité d’entrepreneur, tu as forcément besoin des autres à un moment ou un autre. Il est important de sortir de chez soi pour développer son projet. » Un conseil qu’elle donne à tous les forgerons : allez rencontrer vos pairs !
Hors des murs de la forge
3 passions la portent : la danse, le running, et la mer. Lorsqu’elle a besoin de décrocher, vraiment, elle monte dans la voiture et direction la côte. D’ailleurs, elle lit Guillaume Musso pour « partir ailleurs », écoute régulièrement le podcast Legend, et admire Faustine Bollaert pour son art de mettre les gens à l’aise.
La forge, vue par Anaïs
« Je suis bien là où je suis, je n’ai pas l’impression d’exercer un métier. »
L’étincelle qu’elle cherche à créer chez les autres ? « Que les personnes trouvent la place qu’il leur faut. Les aider à écouter leur ressenti. »









