Laurine Vannier : Portrait de l’Office Manager WeForge Le Mans

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Une Mancelle dans l’âme
Laurine Vannier est née au Mans, y a grandi, et n’en est jamais vraiment partie, pas par manque d’ambition, mais parce que cette ville lui a appris quelque chose d’essentiel : ici, tout le monde finit par se connaître. Dans une ville de taille moyenne, les liens se tissent vite, les chemins se croisent souvent. Une leçon qu’elle n’a jamais oubliée, et qui irrigue aujourd’hui chacune de ses journées à la tête de WeForge Le Mans.
Mais avant d’allumer le feu de la forge mancelle, Laurine a fait un sacré détour.
La sociologue qui voulait comprendre le monde
À Tours, elle décroche une licence de Sociologie en 2019. Pas par hasard : par curiosité. « J’aimais comprendre comment fonctionne la société. » Chaque année, un mémoire. Chaque mémoire, une enquête de terrain. Une façon d’aller vers les autres, d’observer, d’écouter… des réflexes qui ne l’ont plus quittée.
Les week-ends, elle travaille en maison de retraite au Mans. Puis la Covid arrive, les titulaires s’arrêtent, et Laurine se retrouve en première ligne à temps plein. Une expérience éprouvante, formatrice, humaine. La directrice lui propose ensuite de rejoindre le service recrutement. Premier virage.
Viennent ensuite l’intérim dans le secteur médico-social, puis l’intérim d’insertion. Et en 2022, une expérience qui sort du lot : entrer en prison pour rencontrer des profils en réinsertion. « C’était de l’adrénaline. Passer les portiques, comprendre comment ça fonctionne de l’intérieur… Sans doute l’expérience qui m’a le plus appris. » Sortir de sa zone de confort ? Elle connaît le concept de l’intérieur.
Le bon endroit, au bon moment
C’est une forgeronne angevine, Chloé Colin, qui parle du profil de Laurine à Maxime Leray, Directeur des Opérations de WeForge. Un entretien rapide, une rencontre avec Simon Gérard, co-fondateur de WeForge, un timing parfait. Laurine avait déjà fréquenté deux espaces de coworking au Mans en tant que cliente, elle connaissait l’environnement, elle en aimait l’énergie. Passer de l’autre côté, prendre les rênes d’un lieu encore à construire : l’idée l’emballe immédiatement.
« Il y avait tout à construire : le lieu, la communauté, les premiers clients à accueillir. Toute la possibilité d’y mettre son identité, de façonner l’endroit à son image. »
WeForge Le Mans ouvre. Et c’est Laurine qui lui donne son âme.

L’Office Manager qui donne le tempo
Au quotidien, Laurine se définit comme une connectrice. Son carburant ? Les rencontres. Sa mission ? Créer des carrefours et faire se croiser des gens qui n’auraient pas forcément pensé à travailler ensemble, pour voir s’il y a « possibilité de faire un bout de chemin professionnel ensemble ».
Ses collègues la décrivent en trois mots : hyperactive, à l’écoute, et un grain de folie. Une combinaison qui fait des étincelles. La plancha du midi, l’apéro du soir, les événements qui rythment la vie de la forge mancelle, c’est elle qui insuffle cette énergie. Et quand elle revient de vacances pour découvrir un mur couvert de photos d’elle détournées avec humour (baptisé « Les aventures de Laurine ») elle y voit la plus belle des preuves que la communauté existe vraiment.
« Le chambrage avec de la bienveillance, c’est l’ADN de WeForge Le Mans. »
Ce qui la fait avancer
Quand on lui demande ce qui la motive profondément, Laurine ne cherche pas ses mots : « Les rencontres. » Et quand on lui demande pourquoi elles sont si essentielles dans un parcours professionnel, elle répond avec cette conviction tranquille : « Il y aura toujours quelqu’un qui sait faire quelque chose que tu ne sais pas faire. Et quelqu’un qui a vécu ce que tu traverses, et qui peut t’aider à passer la tempête. »
Son mantra résume tout : « Y’a pas de problème, y’a que des solutions. Et si y’a pas de solution, c’est qu’il y a pas de problème. »
En dehors du travail, elle socialise, randonne en montagne pour déconnecter, admire Van Gogh : La Terrasse du café le soir, place du Forum est son tableau de chevet. Et entre deux échanges, elle s’improvise coiffeuse numérique pour ses forgerons, à partir de photos brutes, elle leur ajoute des coupes de cheveux délirantes, pour la blague : « Je suis un peu leur coiffeuse IA. »










